le métier corroyeur tanneur
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Un métier qui fleure bon le cuir neuf et l’artisanat d’antan. Non, non, tu ne vas pas te transformer en Indiana Jones, même si le cuir est à l’honneur ici. Alors, accroche-toi bien à ton fouet (figurativement, bien sûr) et explore ce métier qui date presque autant que ta grand-mère.

 

Les formations pour exercer le métier de corroyeur tanneur

Étrangement, ce n’est pas un métier où tu vas avoir besoin d’un doctorat en astrophysique. Qui l’aurait cru ? En revanche, il te faudra de l’expérience, et pas seulement celle de choisir entre un sac à main en cuir ou en simili dans ta boutique préférée.

Pour mettre le pied à l’étrier dans ce monde du cuir, plusieurs options s’offrent à toi. Tu pourrais te tourner vers des études centrées sur la maroquinerie, le tannage, ou même un ensemble plus large de savoir-faire artisanaux. Y a des jeunes loups qui se lancent dans le grand bain dès leurs 16 ans, apprenant les ficelles du métier auprès de vieux briscards experts en la matière.

Si tu es plutôt du genre à aimer les bancs de l’école, tu pourrais envisager des formations plus académiques, durant généralement de 2 à 3 ans. Ces cursus allient le meilleur des deux mondes, mélangeant joyeusement cours en classe et travaux pratiques.

 

Durée : un engagement à long terme

Ce n’est pas un métier que tu apprends en regardant trois tutos YouTube pendant le week-end, loin de là. C’est plutôt l’affaire de plusieurs années, voire d’une vie. Beaucoup de corroyeurs-tanneurs sont issus de familles qui ont été dans le métier depuis des générations. Pour ceux qui débutent sans ce bagage familial, compte plusieurs années pour maîtriser les subtilités du tannage et du corroyage.

 

Outils de travail : bien plus que des couteaux

C’est sûr, tu auras besoin de couteaux. Mais aussi de beaucoup d’autres outils : des presses, des bassins pour le tannage, des marteaux, des ciseaux et toute une panoplie de matériaux chimiques. Sans oublier les équipements de protection, parce que même si tu te sens l’âme d’un aventurier, se retrouver avec des brûlures chimiques n’est pas une quête très fun.

 

Environnement et éthique : le virage écolo du cuir

Le tannage traditionnel fait peu à peu place à des techniques plus écologiques et c’est une bonne nouvelle pour la planète. Exit le chrome et autres joyeusetés chimiques qui pourraient avoir un effet secondaire de mutant ninja. Le tannage végétal est le nouveau gamin du quartier, utilisant des extraits de plantes pour un résultat tout aussi efficace mais nettement moins polluant.

 

Rémunération : ce n’est pas du cuir de pacotille

Pour la rémunération, sache que dans ce métier, tout dépend de ce que tu peux apporter à la table (de travail, évidemment). Les novices ne vont pas rouler sur l’or dès le premier jour, mais avec un peu de bouteille, tu pourras te permettre quelques petits luxes. Pour les artisans qui volent en solo et qui ont réussi à séduire une clientèle fidèle, le ciel est la limite en ce qui concerne les revenus.

 

métier corroyeur tanneur

 

Spécialités et niches : pas seulement des sacs à main

Penses-tu que le métier de corroyeur-tanneur se limite à faire de beaux portefeuilles et des ceintures ? Détrompe-toi ! Ce métier diversifié t’offre la possibilité de te spécialiser dans des niches très différentes.

Des objets de convoitise comme les it-bags et les godillots chics, jusqu’aux accessoires plus terre-à-terre comme les équipements équestres, les gants pour bosser ou même les intérieurs cuir des berlines, les possibilités sont aussi diverses qu’un buffet à volonté. Il y a même des artistes du cuir qui poussent le bouchon de la créativité jusqu’à concocter des œuvres d’art ou des pièces dignes d’un musée.

 

Conditions de travail : du bruit et de l’huile de coude

Ce n’est pas un boulot de bureau avec la clim’, ça c’est sûr. Le travail en atelier implique souvent du bruit, des vibrations et des odeurs assez… distinctives. Tu seras amené à soulever des charges lourdes, à travailler avec des produits chimiques et à te tenir debout pendant de longues périodes. Tout ça requiert une bonne condition physique, donc si tu pensais que le corroyage et le tannage étaient des activités pépères, réfléchis-y à deux fois.

 

Progression de carrière : de l’apprenti au maître artisan

N’espère pas devenir un maître artisan en claquant des doigts. Ce statut se mérite après des années de travail acharné et souvent après avoir passé des certifications professionnelles. Mais une fois que tu as atteint ce niveau, les opportunités se multiplient. Tu pourras peut-être ouvrir ton propre atelier, former des apprentis ou même te lancer dans l’exportation de produits en cuir de haute qualité.

 

Tendances actuelles : le cuir vegan et la personnalisation

On voit de plus en plus de demandes pour des alternatives au cuir animal. Le cuir synthétique, ou cuir vegan, gagne en popularité et présente de nouveaux défis en termes de tannage et de corroyage. De plus, la personnalisation des produits est très à la mode. Les gens aiment avoir des objets uniques, donc si tu as un talent pour le design en plus de tes compétences en tannage, tu as là une belle opportunité de te distinguer.

 

Formation continue : le savoir-faire ne s’arrête jamais

Même si tu deviens un maître artisan, il y a toujours quelque chose à apprendre. Les nouvelles méthodes de tannage, les nouveaux outils et les tendances du marché sont en constante évolution. Cela vaut la peine de continuer à se former tout au long de sa carrière, que ce soit par des formations professionnelles, des stages ou même en se tenant informé des publications académiques sur le sujet.

 

Si tu pensais que le métier de corroyeur-tanneur était juste une histoire de vieux bottiers et de reliures de livres poussiéreux, espérons que cet article t’ait ouvert les yeux sur l’étendue des possibilités. De l’artisanat traditionnel aux innovations écolo, en passant par la diversité des produits et la variabilité des salaires, ce métier a plus d’une corde à son arc (ou devrais-je dire, plus d’une peau à son atelier).